Ce n'est pas la Première Guerre mondiale qui a rendu Hitler antisémite

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Ce n'est pas la Première Guerre mondiale qui a rendu Hitler antisémite

Message  David.H le Ven 18 Jan - 13:57

Bonjour,

L'on a coutûme de dire qu'Adolf Hitler, dictateur responsable de la mort de millions de personnes, serait devenu antisémite lors de la première guerre mondiale... et que durant cette guerre il était un soldat valeureux et "héroïque", sans peur et sans reproche. Je viens de tomber sur un article qui semble dire qu'il s'agirait en fait de propagande... ce qui n'est pas étonnant. Les nazis auraient tentés d'effacer toute trace de son Passé peu valeureux afin de redorer son blason.

http://www.slate.fr/lien/35447/hitler-premiere-guerre-mondiale-antisemitisme
Ce n'est pas la Première Guerre mondiale qui a rendu Hitler antisémite

La Première Guerre mondiale a-t-elle été une expérience essentielle dans le parcours d'Adolf Hitler? Relayant les travaux de l'historien Thomas Weber, professeur à l'université d'Aberdeen (Ecosse) et auteur d'un récent ouvrage sur le sujet qui vient d'être publié outre-Rhin, Der Spiegel répond cette semaine par la négative. «Une théorie répandue veut que les expériences vécues par Hitler pendant la Première Guerre mondiale l'aient radicalisé et orienté sur le chemin qui allait faire de lui un antisémite engagé et impitoyable», rappelle le magazine, citant notamment la phrase de l'historien Richard Overy: «La guerre a fait Hitler comme la révolution a fait Staline.»

Or, Thomas Weber a examiné des documents dans les archives de la région de Bavière sur la Première Guerre mondiale du futur Führer et en conclut par exemple «que l'unité dans laquelle il a servi n'était en aucune manière annonciatrice du parti nazi, comme certains l'ont affirmé» car «seulement 2% des soldats de cette unité ont rejoint plus tard le parti». Il affirme aussi que Hitler n'a jamais été le «soldat de première ligne» que la propagande a fait de lui mais a «passé pratiquement les quatre ans de la guerre quelques kilomètres derrière la ligne de front et donc souvent en dehors des zones les plus dangereuses», en tant que messager notamment. Enfin, selon lui, à son retour de la guerre, le jeune soldat était «confus» et son identité politique «aurait encore pu se développer dans des directions différentes».

Un mythe utilisé par le parti nazi
Fin février, le History News Network de la George Mason University (Virginie) relayait d'autres révélations du livre:

«Hitler était un solitaire, parfois ridiculisé et qui n'a jamais fait preuve de qualités de commandement [...] et n'a jamais eu autorité sur aucun autre homme pendant quatre ans de service. Il n'y a pas de preuve qu'il partageait des sentiments antisémites ou antibolchéviques avec ses camarades, et d'ailleurs il a servi la république des conseils de Munich après la guerre, avant d'embrasser le fascisme. [...] Le parti nazi a supprimé des archives de guerre qui faisaient d'Hitler autre chose qu'un soldat héroïque.»

En août dernier, Thomas Weber avait fait part de ses premières découvertes à BBC News à l'occasion de la sortie britannique de son livre, en affirmant avoir découvert 70% d'informations jusqu'ici inutilisées:
«Je n'avais jamais pensé que j'écrirais sur Hitler car tellement de livres ont été écrits sur sa vie. Mais à peu près tout ce qu'on sait est basé sur Mein Kampf ou la propagande nazie. [...] Le mythe d'Hitler comme soldat courageux ayant connu la camaraderie des tranchées a été utilisé dès le début par le parti nazi dans le but d'élargir son audience au-delà de l'extrême-droite.»


Adolf Hitler combattant volontaire en 1914. Il est agent de transmission des ordres entre le front et le commandement. Décoré pour son "courage", il ne dépassera pas grade de caporal, étant jugé peu capable de diriger des hommes.

Hitler a séjourné dans l’Aisne pendant la Grande Guerre lorsqu’une partie du 16e régiment bavarois de réserve a été stationné à Lizy, un village du canton d’Anizy-le-Château. Il y est alors en convalescence. Il est une fois encore engagé sur l'aisne pendant tout l'hiver 1917-1918 et il connaît l'enfer du Chemin des Dames avant de participer à la grande offensive allemande de printemps. Il aurait même peut eu un fils...

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/l%E2%80%99aisne-et-le-fils-presume-d%E2%80%99hitler
L’Aisne et le fils présumé d’Hitler

L’hebdomadaire “Le Point” revient cette semaine sur l’histoire du fils naturel qu’Adolf Hitler aurait eu en France. Ce n’est ni une révélation ni une exclusivité puisque cette histoire est connue de longue date en Picardie et en Champagne-Ardenne même si les historiens français ont toujours été prudents en raison de l’impossibilité scientifique de le prouver.

Il existe des faits qui crédibilise cette hypothèse. Hitler a effectivement séjourné dans l’Aisne pendant la Grande Guerre lorsqu’une partie du 16e régiment bavarois de réserve a été stationné à Lizy, un village du canton d’Anizy-le-Château. Il y est alors en convalescence. Il a été gazé et décorée de la croix de fer de première classe.

Il aurait eu une liaison avec une très jeune femme Charlotte Lobjoie, réquisitionnée alors pour faire la cuisine aux soldats. Elle déclare un enfant né de père inconnu le 25 mars 1918 à la mairie de Seboncourt. L’enfant porte le prénom de Jean-Marie, il sera à l’âge de 4 ans légitimé par Félix Loret qui avait épousé sa mère en 1922. Il a ensuite été abandonné, adopté à seize ans par un couple de Saint-Quentin avant que cette adoption ne soit révoquée en 1951. Il a alors repris le nom de Loret.

En son temps l’historien axonais Jean Hallade a estimé que les affirmations de Jean-Marie Loret comme quoi il était le fils naturel d’Hitler étaient plausibles. Il y avait une ressemblance physique. L’universitaire allemand Werner Maser a de son côté remarqué que Hitler et Loret avaient la même taille, le même poids, le même groupe sanguin A positif et même des traits de caractère communs.



Jean-Marie Loret a écrit un livre et s’est battu pour connaître la vérité mais il est décédé en février 1985 à Saint-Quentin à l’âge de 66 ans sans autres certitudes que les confidences de sa mère. L’homme était convaincu du nom de son géniteur et rappelait que sa mère possédait dans son grenier des toiles signées du futur Führer de l’Allemagne nazie.

Il reste que sans possibilité de vérifications ADN, il demeure un doute raisonnable que l’historien se doit de signaler.

Hervé Chabaud

_________________
Cordialement,

David
http://sapigneul.perso.sfr.fr
avatar
David.H
Accro
Accro

Messages : 586
Date d'inscription : 20/08/2010
Age : 44
Localisation : Aisne

http://sapigneul.perso.sfr.fr

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum